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Le diable est dans les "garanties"... 3 obstacles qui empêchent Téhéran et Washington de franchir les derniers mètres
بديعة الصوان - Aljazeera -
31/05
Au cours de longues séries de négociations indirectes, Washington et Téhéran semblaient plus proches que jamais de la formulation d’un cadre propice au calme.
Dans le monde de la politique internationale, on dit que le diable est dans les détails, mais dans le dossier irano-américain, le diable est dans les « garanties ».
Au cours de longues séries de négociations indirectes, Washington et Téhéran semblaient plus proches que jamais de formuler un cadre de calme, mais cette proximité se dissipe toujours dans les derniers mètres.
Cela se produit dans ce qui semble être un conflit géré avec une mentalité différente, chaque partie calculant ses étapes avec une grande précision de peur de faire une concession gratuite qui lui sera comptée en interne. Cette stagnation continue nous place devant la question la plus importante : qu’est-ce qui fait jusqu’à présent obstacle à l’accord ?
Le dossier nucléaire et l’héritage de l’uranium enfoui
Le dossier nucléaire met en lumière les questions les plus importantes et les plus sensibles sur la table des discussions actuelles. L’objectif principal des discussions en cours entre Téhéran et Washington pour prolonger le cessez-le-feu est d’entamer des négociations élargies, dans lesquelles les États-Unis insistent sur un point crucial : l’Iran ne doit pas être en mesure de fabriquer une arme nucléaire.
Ce dossier est au cœur des inquiétudes car l’uranium hautement enrichi (qui a une pureté de 20 % ou plus et devient utilisable à des fins militaires à 90 %) est considéré, avec le plutonium, comme la matière fissile à partir de laquelle est fabriqué le cœur d’une bombe nucléaire. Il se distingue du plutonium par la possibilité de l’enrichir grâce à des centrifugeuses qui ont une superficie beaucoup plus réduite et ne nécessitent pas une infrastructure immense et visible.
Bien que les frappes menées en juin dernier par Israël et les États-Unis aient clairement détruit le site d'enrichissement iranien situé en surface et causé de graves dommages aux infrastructures, deux sites sur trois qui fonctionnaient sous terre ont survécu à l'attaque, et on estime qu'une grande partie de l'uranium hautement enrichi accumulé a survécu avec eux, plaçant ce stock en tête de la liste des préoccupations américaines avant le d... [Courte citation de 8% de l'article original]
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