La chute du Mur de Berlin, le siège de Sarajevo, le retour des Talibans en Afghanistan, les Frères musulmans en Égypte, les attentats du 11 septembre à New York, la Syrie du temps de Bachar al-Assad, la Roumanie après la chute de Nicolae Ceaușescu… Christophe Lamfalussy a vécu tout cela. Et bien plus.
Cette vie où le danger était omniprésent, il la raconte dans "Zone rouge", un livre autobiographique doublé d'une réflexion passionnante sur le travail de grand reporter. L'ancien journaliste de La Libre Belgique nous plonge dans l'enfer des guerres et du terrorisme mais il décrit également ces instants où l'humanité peut, au milieu du néant, montrer ses meilleurs côtés.
Christophe Lamfalussy a démarré sa carrière à une époque où il fallait trouver une cabine téléphonique dans les zones de conflit pour dicter son article mot après mot, virgules comprises, à la rédaction. Aujourd'hui, à l'heure de l'immédiateté, de l'IA et des réseaux sociaux, il défend plus que jamais l'importance d'aller sur le terrain.
Quand on lit "Zone rouge", on a l'impression que c'est presque par hasard que vous êtes devenu reporter de guerre. Comment êtes-vous arrivé à couvrir les conflits internationaux pendant plus de 30 ans ?
J'ai toujours eu la ferme intention de devenir journaliste. Dès mes 16 ans, j'écrivais des critiques de disques et de concerts. J'avais un vrai plaisir à écrire. Mais reporter de guerre, ce n'était pas une intention. J'ai voulu lancer une antenne belge de Reporters sans frontières car j'avais le goût du voyage. C'est à travers cela que je suis arrivé à la guerre. RSF France m'avait demandé de les accompagner à Sarajevo pour soutenir un journal local. Du jour au lendemain, j'ai été plongé dans une situation que je n'avais jamais connue. N'ayant pas fait mon ...
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