Comme dans un rêve… Plongées dans le noir, une dizaine de personnes attendent dans une vaste salle que quelque chose se passe. À mesure que les yeux s’accoutument à l’obscurité, on devine les écrans qui tapissent la pièce du sol au plafond. Soudain, le spectacle commence. Autour de soi, des lignes ondulantes semblables à des brins d’ADN serpentent, se rejoignent puis explosent en une galaxie de points lumineux. Des formes oniriques fusionnent, se dispersent, se croisent et s’éloignent dans un ballet qui semble, au premier abord, un peu chaotique. Mais à bien y regarder, on remarque que ces dernières se déplacent ensemble, symbolisant les signaux électriques d’un cerveau bouillonnant : celui de l’architecte Antoni Gaudí. Puis l’on se retrouve comme happé dans un tunnel lumineux, les écrans tout autour projetant des détails de colonnes de pierre, de vitraux – ceux de la fameuse Sagrada Família.