Québec cesse d’être tranquille: la défaite de Jean Lesage en 1966 est accueillie comme un séisme politique

Martin Landry - TVA Nouvelles - 30/05
L'Union nationale, portée par Daniel Johnson, hérite d'une révolution inachevée

Jean Lesage déclenche une élection générale du 5 juin 1966. Fort de sondages favorables au printemps, il espère obtenir un troisième mandat afin de poursuivre la Révolution tranquille québécoise.

Pour la campagne de 1966, il change toutefois de stratégie. Cette fois, il place toute la campagne sur ses épaules et relègue à l’arrière-plan plusieurs ministres vedettes de son équipe. Ses proches sont surpris par ce véritable one man show, mais que faire ? C’est lui le chef. L’histoire nous apprend rapidement que c’était une très mauvaise stratégie.

ÉLECTION DU 5 JUIN 1966

L’annonce de la défaite des libéraux est accueillie comme un véritable tremblement de terre politique. Une défaite aussi surprenante qu’amère pour Jean Lesage, qui ne reconnaîtra officiellement la victoire de l’Union nationale que trois jours plus tard. Il faut dire que le Parti libéral avait obtenu davantage de votes que l’Union nationale, mais, grâce à une carte électorale favorisant fortement les régions rurales, les unionistes réussissent à faire élire 56 députés contre 50 pour les libéraux.

Photo fournie par Radio-Canada / Studio Lausanne

La majorité des analystes expliquent cette défaite par la fatigue provoquée par le rythme accéléré des réformes, la hausse des taxes, le mécontentement entourant la réforme de l’éducation et le sentiment, dans plusieurs régions rurales, d’être abandonnées au pr...
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