"Sa mort est ma plus grande souffrance", s'étrangle Chérifa, le voile taché de larmes en évoquant son fils, décapité par un commando de l'armée et de paramilitaires russes au Mali l'été dernier. Comme elle, une dizaine de réfugiés maliens en Mauritanie ont témoigné à l'AFP des violences commises contre les civils par l'armée malienne et ses alliés russes qui l'épaulent dans sa lutte contre le jihadisme.
À l'abri d'une construction de briques sommaire, la sexagénaire raconte comment son fils et quatre autres personnes, partis vendre de la marchandise au Mali, ont croisé la route de l'armée malienne et de paramilitaires russes du groupe Africa Corps en août dernier, à quelques kilomètres de la frontière. Des bergers qui s'étaient cachés dans les environs ont rapporté la scène : "Les agresse...
[Courte citation de 8% de l'article original]