Stéphane Israël, ancien patron d'Arianespace, a rejoint le géant américain Amazon, en 2025, comme directeur général de la filiale européenne d'AWS (Amazon Web Services) dédiée au cloud souverain. Il a accordé un entretien à La Libre lors du "AWS Summit" organisé cette semaine à Amsterdam. Il répond aux questions sensibles.
AWS a lancé, en début d'année, une offre européenne de cloud souverain (AWS European Sovereign Cloud). Elle suscite à la fois de l'intérêt mais aussi des critiques. Cette offre, dites-vous, se caractérise à la fois par une "souveraineté sans compromis" et de "solides garanties". En d'autres mots, vos clients européens (entreprises, administrations, etc.) ont le meilleur des deux mondes : la puissance des outils d'AWS et la sécurité de leurs données (*)?
Par "souveraineté sans compromis", il faut comprendre qu'AWS European Sovereign Cloud, tout en apportant une série d'assurances liées à la souveraineté, ne fait pas de compromis sur la qualité et l'étendue du service. Les assurances qu'apporte ce cloud souverain européen ne diminuent en rien les services mondiaux d'AWS Cloud, qu'il s'agisse des services de cloud proprement dit ou des services que nous commençons à déployer en matière d'intelligence artificielle.
Quelles sont ces assurances ?
Il y en a quatre principales. La première concerne la résidence des données et des métadonnées créées par les clients lors de leurs interactions avec AWS. L'infrastructure se situe intégralement au sein de l'UE (dans le Land de Brandebourg, en Allemagne, NdlR). La deuxième grande assurance concerne l'a...
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