Vous avez décroché en mars dernier votre troisième mandat de maire de Maizières-les-Metz. Comment l’abordez-vous ? Dans la continuité ?
Julien Freyburger : « C’est une continuité par la force des choses, mais avec une remise en question permanente par rapport aux objectifs qu’on a longtemps travaillés. Les Maiziérois ont fait un choix très net, je ne m’attendais pas à un résultat aussi élevé. »
76 % dès le premier tour.
« Ce qui est amusant, c’est qu’on a commencé en 2008 avec 46 %, 56 % en 2014, 66 % en 2020 et 76 % en 2026. Je ne reçois pas ce résultat comme un sujet de fierté mal placée, mais comme un encouragement à poursuivre dans le sens de ce que l’on estime être une amélioration de la ville, toujours en lien avec les gens. Plus que le fait de leur parler, je suis très intéressé par le fait de les écouter. Ça m’apprend, ça m’apporte énormément. Quel que soit l’âge, l’origine, le parcours, l’expérience de la personne. Ce mandat est exigeant, il possède une dimension un petit peu sacerdotale, avec une technicisation de la fonction. Mais tous les jours, j’y vais avec entrain. C’est un luxe absolu. Il n’y a pas vraiment de jour au cours de ces douze années où j’y suis allé à reculons. »
Pas un jour où vous vous êtes dit : « C’est bon, j’arrête ? »
« Ah non, jamais. Je sais bien qu’il y aura un après parce que, par définition, les parcours de vie élective ont un début et une fin, mais je trouve que la fonction de maire est exceptionnelle par la capacité qu’elle offre de faire. Cela s’articule à une relation aux gens qui relève presque de l’intime. C’est très beau. Je ne pense pas qu’il y ait de dimension comparable dans n’importe quelle autre activité humaine. On est vraiment dans une forme de plénitude par rapport aux sujets, aux thèmes abordés ...
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