Lorsque le président américain Donald Trump a lancé, avec Israël, « l’opération Epic Fury » contre l’Iran, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pensé y voir une opportunité historique. Et cela aurait pu l’être. La guerre a éclaté au milieu des plus grandes manifestations enregistrées dans la République islamique depuis des années et d'une crise économique qui étouffait de plus en plus la population, avec une inflation proche de 50 %. Pour le Premier ministre israélien, ce contexte ouvrait la porte idéale pour promouvoir son grand objectif stratégique à Téhéran : affaiblir – voire mettre fin – au régime des ayatollahs, qu’il considère comme l’une des menaces les plus directes à la survie d’Israël.
Dès le début de « l’Opération Epic Fury », Trump a clairement indiqué que l’objectif militaire allait bien au-delà de la destruction des capacités militaires ou nucléaires iraniennes. Le président américain a ouvertement parlé de décapiter le régime et de favoriser une révolte interne qui faciliterait un changement de pouvoir à Téhéran. Dans son premier message après le début de l'offensive conjointe avec Israël, Trump est même allé jusqu'à demander directement aux Iraniens de "prendre le contrôle de leur gouvernement".
Cependant, pratiquement dès le début de l’Opération, il était clair que la mission allait être pour le moins très complexe à réaliser. À la fois en raison de la manière dont le régime iranien est confortablement implanté dans les institutions d’un pays d’environ 93 millions d’habitants et en raison de la manière dont il a été mis en œuvre, puisqu’il n’existe aucun exemple dans l’histoire moderne d’un changement de régime opéré exclusivement par une campagne aérienne.
Pour Netanyahu, cette offensive était l’aboutissement d’une obsession personnelle. Simon Mabon, directeur du projet SEPAD, axé sur l'analyse du sectarisme et des dynamiques de pouvoir au Moyen-Orient, assure que le président israélien "essaye de promouvoir des attaques contre l'Iran depuis plus de 30...
[Courte citation de 8% de l'article original]