L'Aïd al-Adha au Tadjikistan... calme avec la loi officielle et les directives présidentielles

مصطفى رزق - Aljazeera - 27/05
L’Aïd al-Adha à Douchanbé est le miroir de la relation délicate entre une communauté musulmane et un État strictement laïc. Une société qui garde ses événements en interne et un État qui autorise la religion comme faisant partie de la vie, mais tient à avoir le dernier mot sur sa forme et ses limites.

Douchanbé - Dans la capitale tadjike, Douchanbé, l'Aïd al-Adha ne s'annonce pas comme le connaît un visiteur venant d'autres villes arabes ou islamiques. La nuit et le matin de l'Aïd, Douchanbé ne semble pas submergée de couleurs, de foules ou de voix d'enfants. Les rues sont calmes, le mouvement est plus léger que d'habitude et la ville maintient son rythme ordonné, comme si l'occasion se passait plus à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Pour le visiteur, les signes de l’Aïd semblent rares et limités. Il peut apercevoir des hommes se dirigeant vers ou sortant des mosquées après la prière, ou entendre une salutation passagère entre deux personnes, ou remarquer que certains établissements sont fermés parce qu'aujourd'hui est un jour férié. Mais à part cela, les manifestations généralisées de l’Aïd apparaissent rarement dans les rues, sur les places ou dans les lieux publics.

Cette impression n’était pas qu’une observation passagère. En marge de la Conférence internationale de l'eau de Douchanbé, j'ai interrogé un certain nombre de journalistes et de professionnels des médias tadjiks sur l'atmosphère de l'Aïd al-Adha dans le pays. Les réponses étaient très similaires : oui, l'Aïd est une fête officielle au Tadjikistan et les prières de l'Aïd ont lieu dans les mosquées, mais il n'y a aucun signe clair de célébration dans les rues et les lieux publics, selon les directives des autorités.

L'un d'eux - qui a refusé de prononcer son nom - affirme que l'Aïd "est présent sur le calen...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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