Pour le moment, il y a plus de peur que de mal, bien qu’une certaine psychose s’installe dans l’esprit d’un nombre croissant d’habitants de l’île. Les images et les prises de parole véhiculées par les chaînes de télévision ne sont pas étrangères à cette situation. Malgré les appels du gouvernement à ne pas céder à la panique, ils sont des milliers de Mahorais à avoir la boule au ventre et à s’inquiéter sérieusement de la probable propagation du virus Ebola, tôt ou tard, dans l’archipel. Une crainte partagée par d’autres habitants des îles voisines de l’Union des Comores, où l’heure est au grand déballage dans les médias audiovisuels, avec des taux de diffusion très importants sur les réseaux sociaux.
Une grosse frayeur s’était emparée de l’île durant quelques heures, dimanche 24 mai 2026, après qu’une information a fait état d’une embarcation de type kwassa arraisonnée au large de Mtsamboro. Une nouvelle qui s’est répandue à vitesse grand V dans l’espace public, le bouche-à-oreille ayant fait son œuvre avant qu’une confirmation officielle n’intervienne un peu plus tard, à savoir : « qu’une trentaine de migrants illégaux en provenance du continent africain (ayant transité par l’Union des Comores) sont arrivés dimanche 24 mai 2026 sur l’îlot de Mtsamboro, dans l’extrême nord de Mayotte. Ils ont été pris en charge par les forces de gendarmerie déployées sur zone, lesquelles ont confirmé, à la suite de contrôles sanitaires, que ces personnes ne présentaient pas de signes du virus Ebola. Ils étaient déshydratés, certains souffrant de maux de tête ou de ventre. »
En somme, rien de plus que les problèmes classiques d’un long séjour en mer dans des conditions de traversée difficiles. Hélas, cela n’est visiblement pas suffisant pour rassurer une partie de la population, qui se plaît à imaginer une théorie du complot ...
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