"La question n'est pas de savoir si la Chine va dépasser Taïwan, c'est quand va-t-elle le faire", nous glissait un entrepreneur du monde tech récemment. Et il se pourrait que l'actualité lui donne déjà raison.
Le groupe technologique chinois Huawei, visé par plusieurs vagues de sanctions occidentales, a annoncé ce lundi une avancée majeure dans la fabrication de semi-conducteurs, ces "puces" de haute performance. Ce qui pourrait inquiéter Taïwan, l'île spécialisée dans cette technologie, dont le champion TSMC est le leader incontournable du secteur, en particulier pour les puces les plus complexes à produire.
Huawei affirme donc avoir trouvé une piste pour contourner une partie des obstacles créés par les sanctions américaines. Le groupe chinois assure qu'il pourra produire, d'ici à 2031, des puces de nouvelle génération comparables à celles gravées en 1,4 nanomètre.
Dit comme cela, le chiffre paraît très abstrait. Mais dans l'industrie des semi-conducteurs, il représente un cap symbolique important. Plus la gravure est fine, plus il devient possible de fabriquer des puces petites, rapides et économes en énergie. Autrement dit : des composants capables de faire tourner des systèmes d'intelligence artificielle toujours plus puissants.