D’emblée Mathieu Bihet explique que ces derniers mois, de longues et intenses discussions avec Engie ont animé son agenda, ceci en toute discrétion. Jusqu’à mener à une impasse : l’ambition du gouvernement de réintégrer le nucléaire dans le mix énergétique à long terme, en prolongeant des réacteurs et en construisant de nouvelles centrales, s’opposait à la stratégie d’entreprise d’Engie. Le géant français veut clairement placer le dossier nucléaire derrière lui et donc se désengager. "Engie ne pouvait plus être ce partenaire très long terme que nous voulions avoir. Et donc, le plus simple était que l’État reprenne ses capacités pour justement pouvoir les prolonger et déployer cette stratégie de nouvelles capacités à construire en Belgique", explique Mathieu Bihet.
Le gouvernement souhaite donc reprendre le contrôle sur son destin nucléaire avec plusieurs objectifs en tête. "Aujourd’hui, on n’a plus le choix : on doit mobiliser toutes les sources de production décarbonées, d’électricité. On sort un peu du paradigme du soit-soit, soit le renouvelable, soit le nucléaire : c’est plutôt le renouvelable et le nucléaire" clarifie le ministre MR. Une lettre d’intention a été signée avec Engie, il s’agit maintenant d’évaluer toutes une série d’aspects économiques, techniques et juridiques pour avancer dans le projet.