Depuis plusieurs jours déjà, un drôle de voilier est amarré au quai de Nouméa, vers les docks d’Arti’féés et des Pilotes maritimes. Une goélette en aluminium de 42 m de long, nommée Persévérance. Ce navire est le plus grand voilier scientifique du monde, né de l’imagination - et de la persévérance - de Jean-Louis Étienne, explorateur et médecin français passionné des pôles.
Le Persévérance est à l’origine le bateau ravitailleur d’un projet bien plus ambitieux, le Polar Pod (lire ci-dessous). Mais cette innovation scientifique, imaginée elle aussi par Jean-Louis Étienne mais portée par l’Ifremer et près d’une quarantaine d’institutions à travers le monde, tarde à entrer en chantier. Le Persévérance, lui, a été mis à l’eau en 2023. "Depuis, il a parcouru 90 000 milles nautiques", précise le capitaine, Lucas Zamecnik, soit plus de 166 000 km.
La Nouvelle-Calédonie est donc le nouveau port d’attache de ce beau voilier. Déjà pour que le Persévérance se repose un peu et que les équipages – deux équipages qui se relaient à peu près tous les deux mois – puissent effectuer une maintenance poussée du navire. Mais également pour que ses nouvelles missions lui soient assignées.
Le Persévérance est un navire conçu pour affronter les eaux déchaînées de l’océan Austral, pour naviguer dans les cinquantièmes hurlants, une zone où les tempêtes sont permanentes et les vagues immenses, ou sillonner le pack, une mer de glace dense et particulièrement dangereuse. Ses missions scientifiques sont donc orientées dans cette zone du globe.
Le Persévé...
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