Comment en finir avec l’impunité des États-Unis sur la scène internationale ? - L'Humanité

Humanite - 20/05
Par Charlotte Balavoine, administratrice de la Fondation Gabriel-Péri, à l’occasion d’une rencontre, organisée mercredi 27 mai à l’espace Niemeyer, sur le thème « USA hors la ...

Le premier mai 2026, dans l’indifférence des gouvernements occidentaux, dont le nôtre, Donald Trump renforçait encore l’asphyxie que subit Cuba depuis le 3 janvier en donnant un ultimatum à toutes les entreprises et banques étrangères opérant dans le pays : elles doivent le quitter, sous peine de se voir infliger un gel de leurs opérations financières, une interdiction d’accès au marché états-unien et des sanctions astronomiques par le Bureau du contrôle des avoirs, l’office des « sanctions extraterritoriales des États-Unis ».

Autrement dit : le blocus est un acte de guerre contre un pays souverain… mais également contre toute entreprise ou pays voulant entretenir des liens commerciaux avec Cuba. L’effet est dévastateur. Le 7 mai, l’entreprise canadienne Sherritt, une des principales du secteur du nickel (deuxième ressource du pays après le tourisme), annonce quitter le territoire cubain et rapatrier l’ensemble de ses salariés. Le 18 mai, les compagnies maritimes françaises CMA CGM et allemande Hapag-Lloyd annoncent suspendre les livraisons de conteneurs à Cuba. Les entreprises ferment les unes après les autres, laissant sur le carreau des centaines de salariés et une société entière poussée à l’effondrement…

Si le blocus contre Cuba est un acte de guerre, et sans doute l’élément le plus inhumain et criminel de l’extraterritorialité du droit états-unien, l’agressivité commerciale et économi...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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