Les scientifiques rattrapent leur retard face à l’épidémie d’Ebola

Science - 19/05
Les efforts de test, de séquençage et d’essais cliniques prennent vie à mesure que le virus Bundibugyo se propage

La confirmation vendredi qu’un rare virus Ebola rendait malade la population de la République démocratique du Congo (RDC) a choqué de nombreux scientifiques, principalement en raison de l’ampleur de l’épidémie : 246 cas suspects et 80 décès à l’époque. Il semble qu’il se soit propagé sans être détecté depuis plusieurs semaines, ce qui le rendrait d’autant plus difficile à contrôler. Depuis, chercheurs et experts en santé publique s’évertuent à rattraper le temps perdu.

Vendredi soir, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) avaient convoqué une réunion et choisi les médicaments candidats les plus prometteurs à tester dans le cadre d'un essai clinique. Le lendemain matin, un protocole d'essai avait été adapté à ces médicaments pour être soumis aux autorités réglementaires de la RDC et de l'Ouganda. Ce soir-là, deux équipes d'Ouganda et de RDC avaient publié en ligne trois séquences génomiques du virus, ce qui devrait aider les scientifiques à suivre son mode de propagation. « Un travail incroyable de la part de ces deux équipes : un délai d'exécution extrêmement rapide ! » déclare Kristian Andersen, biologiste évolutionniste chez Scripps Research.

Mais l’épidémie s’est également développée entre-temps, jusqu’à atteindre 395 cas suspects, dont 106 décès. La province de l'Ituri, au nord-est de la RDC, est le centre de l'épidémie, mais les 10 cas confirmés jusqu'à présent incluent un à Goma, dans la...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...