Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon a fait le choix de "fracturer" et "diviser", selon François Ruffin : Actualités - Orange

Orange - 17/05
À quelques mois de l’élection présidentielle, le député de la Somme, François Ruffin, a accordé, dimanche 17 mai, un entretien à Ouest-France. L’occasion pour lui de présenter les grandes lignes de sa candidature et de formuler quelques critiques à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon. À moins d’un an de l’élection présidentielle, l’avenir de la gauche reste flou. Si certains militent pour une primaire de la gauche, notamment pour faire face à l’extrême droite, il n’y a aucune certitude qu’elle ait lieu. De son côté, François Ruffin a déclaré mardi, sur France Inter, qu’il était candidat à la primaire, et s’il n’y en a pas ? "si cette primaire n’a pas lieu, j’y vais" répond le député de la Somme. Dans un entretien accordé au journal Ouest-France, l’ancien journaliste, fondateur du journal Fakir en 1999, revient sur sa relation avec Jean-Luc Mélenchon et sur sa vision de la gauche. "il y a aujourd’hui deux candidatures à gauche : celle de Jean-Luc Mélenchon et la mienne. Il existe une gauche républicaine, qui allie combativité et humanité, et un chemin pour gagner" explique François Ruffin qui répond "il n’y a pas de fatalité" à ceux qui verraient déjà un second tour Jean-Luc Mélenchon / Jordan Bardella lors de la prochaine élection présidentielle. "Même si la France est fracturée on peut la réparer" Dans un contexte économique, politique et géopolitique instable, où les extrêmes semblent attirer de plus en plus les voix des Français, François Ruffin se veut optimiste : "Même si la France est fracturée on peut encore la réparer." Pour le fondateur du parti "Debout", "La gauche devait être la force de rassemblement, pour recoudre la société". Face aux décisions du Président de la République : "Dans un pays qui avait traversé les Gilets jaunes, la crise du Covid, la guerre en Ukraine, le chef de l’État aurait dû chercher à rassembler après sa réélection de 2022. Et qu’a-t-il fait ? La réforme des retraites ! Contre l’avis de neuf salariés sur dix, contre tous les syndicats unis, contre des millions de manifestants. Par ses décisions, jusqu’à sa dissolution, Emmanuel Macron a fait un mal fou à l’unité de la Nation. Le député de la Somme, qui a siégé au sein du groupe Insoumis à l’Assemblée sans jamais avoir adhéré à la formation de Jean-Luc Mélenchon, fustige également le chef de file des Insoumis avec lequel il s’est brouillé au moment de la dissolution, en 2024. Pour François Ruffin, le fondateur de LFI n’a pas aidé à réduire la fracture de la société : "Jean-Luc Mélenchon a fait le choix contraire : non pas réparer mais fracturer, non pas rassembler mais diviser, verser du sel sur les plaies, dans le pays, dans la gauche, et même avec les syndicats". "Je ne veux rien laisser tomber, ni personne" À quelques mois des élections, François Ruffin se voit comme le rassembleur de la gauche : "Chacun agit comme s’ils se partageaient des parts de marché, les uns revendiquant le centre gauche post-macronien, les autres, la radicalité. Vous avez vu la note interne de Place publique qui a fuité mercredi ? Elle recommande à Raphaël Glucksmann de concentrer ses efforts sur les CSP+ et les personnes âgées, et d’abandonner les CSP- et les jeunes. C’est le symétrique de Jean-Luc Mélenchon, qui conseillait : “Mobilisez la jeunesse et les quartiers populaires, le reste, laissez tomber, ça ne sert à rien”. Eh bien moi, je ne veux rien laisser tomber, ni personne !" Le député, qui rappelle avoir battu à trois reprises le Rassemblement national dans sa circonscription "qui est pourtant en position de force" chez lui, dans la Somme, l’assure : sa liste rassemblera la gauche de tous les horizons : "Vous verrez : dans l’équipe que nous dévoilerons, vous aurez des Socialistes, des Communistes, des Écologistes, d’anciens Insoumis… Ce sera une gauche plurielle en condensé".

À quelques mois de l’élection présidentielle, le député de la Somme, François Ruffin, a accordé, dimanche 17 mai, un entretien à Ouest-France. L’occasion pour lui de présenter les grandes lignes de sa candidature et de formuler quelques critiques à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon.

À moins d’un an de l’élection présidentielle, l’avenir de la gauche reste flou. Si certains militent pour une primaire de la gauche, notamment pour faire face à l’extrême droite, il n’y a aucune certitude qu...
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