Une capitale bloquée et des milliers de mineurs dans la rue : en Bolivie, la pression sur le président Rodrigo Paz s’accentue - L'Humanité

Humanite - 15/05
Depuis son arrivée au pouvoir le 8 novembre, le dirigeant bolivien de droite traverse une contestation sans précédent. Enseignants, ouvriers, paysans, routiers, mineurs ont déclenc...

Depuis deux semaines, le mécontentement gagne de l’ampleur en Bolivie contre la politique du gouvernement de droite. En pleine crise économique, enseignants, ouvriers, paysans, routiers ont déclenché d’importantes protestations, le 11 mai. Faute de dialogue, le mouvement se durcit et prend de l’ampleur. Des milliers de mineurs ont marché jusqu’à la ville de La Paz, dans les Andes, pour exiger la démission du président bolivien Rodrigo Paz. Arrivés aux abords du Palais du gouvernement, ils ont dû faire face aux forces de police.

« Nous demandons la démission de ce gouvernement incapable (…), le dialogue est désormais épuisé », a déclaré à l’AFP Luis Apaza, un mineur venu de la province d’Inquisivi, à environ 270 kilomètres de La Paz. Ils réclament davantage d’investissements, de carburants, une hausse des salaires.

Une seule revendication : le départ du président

La Centrale ouvrière bolivienne (COB), le principal syndicat du pays, a également annoncé jeudi 14 mai une radicalisation de ses positions. « Les revendications sectorielles ont été laissées de côté. Désormais, il n’y a qu’une seule demande de la part du peuple mobilisé : le départ et la démission du président », a lancé Mario Argollo, principal dirigeant de la COB, lors d’une conférence de presse.

Des dizaines de barrages routiers para...
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