Pour beaucoup d’Européens, la première rencontre avec l’edamame s’est faite dans l’ombre du produit star de l’exportation culinaire japonaise : le sushi. Engoncées sur le côté des barquettes à emporter, reléguées au rang d’accompagnement des makis et autres sashimis, ces cosses renfermant des sortes de petits pois d’un vert flamboyant sont même parfois délaissées par les mangeurs, à l’image du gingembre ou du wasabi.
Une erreur bien dommageable tant ces fèves regorgent d’atouts. Sur la pointe des pieds, l’edamame se crée pourtant une réputation de « super-aliment » loin de ses frontières, et voit même son nom inscrit dans « Le Petit Robert » l’année passé.
Comme l’apéritif français avec les cacahuètes, le « nomikai » japonais conjugue souvent la bière et le saké avec les edamames. C’est lors des « réunions pour boire », un concept bien implanté dans la société nippone, que les fêtards encravatés consomment généralement des fèves de soja immatures cuites à la vapeur.
Ces dernières sont servies directement dans leurs cosses, bien que seules les graines soient comestibles. Il suffit de placer sa bouche sur la gousse et de la pincer avec les doigts pour faire sortir le pois. L’enveloppe, salée lors de la cuisson, se charge d’assaisonner délicatement le tout, via le contact avec les lèvres.
Très populaires en Asie, les edamames sont appréciés dans des versions plus cuisinées en Chine et dans les pays du sud-est du continent, notamment lorsqu’ils sont revenus à l’huile avec de l’ail ou du sésame. Leur récente incursion dans la cuisine occidentale leur a offert un statut d’alternative aux graines habituelles, pour agrémenter des plats comme le houmous ou le minestrone. En Amérique du Nor...
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