Cannes 2026 - jour 3 : Pawlikowski et Farhadi en compétition, le point Palme dog, Les Diables s'habillent en 4K...

Première - 15/05
Tous les jours, le point à chaud en direct du 79e festival de Cannes.

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Le film du jour : Fatherland de Pawel Pawlikowski (compétition)

Noir et blanc, format carré, récit sur fond de Guerre Froide : pas de doute, on est bien chez Pawel Pawlikowski, le réalisateur d’Ida et de Cold War. Le Polonais revient en compétition avec un portrait croisé de Thomas Mann et de sa fille Erika (joués par Hanns Zischler et Sandra Hüller), saisis en 1949, alors que l’illustre écrivain revient en Allemagne, 16 ans après l’avoir quittée, au moment de la prise du pouvoir par les nazis.

Mais ce n’est pas un voyage de célébration ou de réconciliation : le pays est déchiré entre l’Est et l’Ouest, la guerre est encore dans toutes les têtes, et il y a un absent de taille : Klaus, le fils (August Diehl), qui a refusé de faire le voyage avec eux. Parce que c’est l’histoire d’un père et de sa fille, de leurs convictions politiques et morales, qu’ils sont écrivain et actrice, on pense aux Rayons et aux Ombres de Xavier Giannoli, dont le film serait stylistiquement une sorte de double inversé : choisissant l’épure contre la fresque, le minimalisme contre la forme fleuve, le grand homme contre le salaud.

Le film passionne par la minutie absolue de sa mise en scène, son sens de la ligne claire : 1h22 au compteur, aucun gras, une précision de chaque instant, une vision chirurgicale de l’histoire et de la littérature, des plans au scalpel et, pile au moment où on se demande si tout ça n’est pas exagérément maîtrisé, l’émotion qui surgit d’un coup, et bim, c’est fini.

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Pathé Films

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