Les trois soldats israéliens regroupés près d’un char ont entendu le bruit avant d’en voir la source. Lorsqu’ils ont repéré le drone, il était trop tard. Le flux vidéo devient noir tandis que le petit drone à fibre optique à vue à la première personne (FPV) explose à côté d'eux, tuant un soldat et en blessant six autres.
Les images de drones frappant des chars, des soldats et des bulldozers israéliens dans le sud du Liban sont devenues de plus en plus courantes à mesure que le Hezbollah place cette arme au centre de sa guérilla contre l’occupation israélienne du sud du Liban.
Ils sont bon marché, jetables et difficiles à contourner. Contrairement aux drones radiocommandés, ils sont reliés à leurs opérateurs par un câble à fibre optique de plusieurs kilomètres qui ne peut être brouillé par les défenses de guerre électronique. Et ils constituent un défi de taille pour l’armée israélienne.
Le Hezbollah a tué un conducteur de bulldozer, a échappé au système de défense du char israélien Merkava et a continuellement ciblé des soldats avec des drones. Leurs capacités FPV, communes aux engins radiocommandés FPV, permettent à un opérateur de piloter les petits drones équipés d'explosifs directement à partir de leurs flux vidéo et de les faire exploser à l'impact.
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