Le 10 mai, la République célèbre la mémoire de l’abolition de l’esclavage. Mais à Mayotte, en 2026, des Français vivent encore sans accès normal à l’eau. Cette contradiction est insupportable.
Le 10 mai 2026, la République a commémoré la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Cette date renvoie à l’adoption définitive, le 10 mai 2001, de la loi Taubira, promulguée le 21 mai 2001, qui a reconnu la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.
Vingt-cinq ans plus tard, au Sénat, le Premier ministre Sébastien Lecornu a célébré cette mémoire devant de nombreuses personnalités politiques, associatives et diplomatiques. La République a parlé de liberté, d’égalité, de dignité humaine. Elle a rappelé ce qu’elle doit aux femmes et aux hommes qui ont combattu l’esclavage.
Mais pendant que les discours solennels étaient prononcés à Paris, une question me brûlait les lèvres : où est la dignité quand des Français de Mayotte n’ont toujours pas d’eau pour vivre ?
Mayotte est un département français. Les Mahorais sont des citoyens français. Et pourtant, depuis des mois, des familles vivent au rythme des coupures d’eau, des restrictions, des calendriers de distribution, d...
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