Alors que les chercheurs visent des lignes directrices universelles en matière de divulgation de l’IA, le diable est dans les détails

Science - 11/05
Les participants à la conférence sur l'intégrité ont débattu du moment et de la manière dont les auteurs devraient déclarer l'utilisation de l'IA dans leurs articles

VANCOUVER, CANADA — Une proposition est projetée sur l’écran de la salle de conférence : « Les chercheurs devraient divulguer la génération d’idées liées à l’IA, même si aucune de ces idées n’est finalement incluse dans le manuscrit final. » Des dizaines de participants se dirigent vers un panneau indiquant « pas du tout d'accord » ; quelques-uns restent fermes sous le signe « tout à fait d’accord ». La salle éclate d’un rire inconfortable.

C'est ce qui s'est passé ici lors de la Conférence mondiale sur l'intégrité de la recherche (WCRI) le 4 mai, lors d'une session au cours de laquelle des chercheurs, des éditeurs, des éthiciens et d'autres ont exploré une norme mondiale indiquant quand et comment les chercheurs devraient divulguer qu'ils ont utilisé l'intelligence artificielle (IA). Les discussions alimenteront les lignes directrices qui, espère Bert Seghers, co-responsable du projet, mathématicien et chef de la Commission flamande pour l'intégrité de la recherche en Belgique, seront publiées d'ici la fin de cette année. Les débats ont toutefois montré que la rédaction de ces lignes directrices ne sera pas facile.

Il existe un large consensus sur le fait que les auteurs doivent assumer la responsabilité de leurs travaux publiés, quelle que soit la manière dont ils ont été produits ; qu'ils doivent citer ou reconnaître des travaux qui ne leur appartiennent pas ; ...
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