Relations avec Israël, posture face au conflit... Comment la guerre au Moyen-Orient creuse les dissensions entre monarchies du Golfe

BFMTV - 10/05
Entretenant des relations contrastées avec les belligérants, l’Iran, les États-Unis et Israël, les six pays arabes du Golfe voient leurs lignes de fracture mises à nu par la guerre au Moyen-Orient. La rivalité entre les deux grandes pétromonarchies, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, s’en...
Entretenant des relations contrastées avec les belligérants, l’Iran, les États-Unis et Israël, les six pays arabes du Golfe voient leurs lignes de fracture mises à nu par la guerre au Moyen-Orient. La rivalité entre les deux grandes pétromonarchies, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, s’en trouve encore approfondie.

Face à l'impasse diplomatique entre Téhéran et Washington, aux menaces belliqueuses de Donald Trump et au maintien du blocage du détroit d'Ormuz, les pétromonarchies du Golfe baignent dans l'incertitude. En attendant que la situation se déverrouille, elles observent leurs différends, loin d'être récents, s'épaissir et leurs divergences se matérialiser.

"Les divergences ne sont pas nouvelles, mais le conflit a accentué les divisions", constate Jean-Paul Ghoneim, chercheur associé à l'Iris et spécialiste des pays du Golfe, contacté par BFM.

Premier point de désaccord: les suites à donner à la guerre qui les a tous touchés économiquement et militairement. D'un côté, le Qatar, Oman, le Koweït et l'Arabie saoudite prônent le dialogue et soutiennent les efforts de médiation du Pakistan. Quand de l'autre, le Bahreïn et les Émirats arabes unis, rangés du côté des États-Unis et d'Israël, adoptent une position plutôt va-t-en-guerre.

Des relations hétérogènes avec Téhéran

Des postures qui s'expliquent historiquement. Si les six pays, réunis depuis 1981 au sein du Conseil de Coopération des pays du Golfe (CGG)...
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