Le rejet de Trump oblige Pistorius à prendre une décision rapide

MSN - 09/05
Le rejet du Tomahawk par les États-Unis crée une lacune dans les plans de défense allemands. Mais le gouvernement fédéral dispose de peu d’options pour contrer la menace posée par les missiles russes. Quelles alternatives restent-elles ?
L'accord Tomahawk s'est effondré

Le rejet de Trump oblige Pistorius à prendre une décision rapide

Le rejet du Tomahawk par les États-Unis crée une lacune dans les plans de défense allemands. Mais le gouvernement fédéral dispose de peu d’options pour contrer la menace posée par les missiles russes. Quelles alternatives restent-elles ?

L’échec de la livraison des systèmes américains Tomahawk à l’Allemagne met les politiciens allemands dans une position de explication. Les missiles de croisière de haute précision et à longue portée étaient destinés à protéger l'Europe des missiles russes à courte portée dans l'enclave de Kaliningrad et à freiner les efforts d'expansion de la Russie.

Mais l'accord conclu par l'ancien chancelier Olaf Scholz puis le président américain Joe Biden a été annulé par son successeur Donald Trump - selon les médias américains, une punition pour l'incapacité des Allemands à apporter leur aide dans la guerre contre l'Iran.

Que cela soit vrai ou que Trump aurait trouvé une autre excuse pour une annulation est finalement secondaire. Car une chose est sûre : les conséquences en matière de politique de sécurité sont dramatiques. Le retrait du Tomahawk de Trump confirme désormais ouvertement un point faible de la défense allemande et européenne : en matière de dissuasion conventionnelle avec des armes à moyenne portée, l'Europe a peu de moyens pour contrer la Russie.

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La débâcle de Tomahawk met le gouvernement sous pression

La débâcle du Tomahawk exerce une pression particulière sur le gouvernement fédéral allemand, qui espérait jusqu'au bout obtenir des résultats. Elle s’attend à ce que la Russie lance une provocation militaire contre l’OTAN d’ici 2029. Le ministre de la Défense Boris Pistorius (SPD) doit d’ici là rendre la Bundeswehr capable de se défendre, mais il y a un manque de personnel, de matériel et d’infrastructures. Les Tomahawks disparus compromettent encore davantage l'objectif d'une force de dissuasion.

Les Européens de l’Est, encore plus menacés par la Russie, voudront probablement savoir à l’Allemagne comment ils envisagent de compenser ce rejet. Des questions auxquelles Berlin ne peut actuellement répondre. Experts et parlementaires a...
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