L'argent du contribuable continue à financer des terroristes palestiniens, par Simone Rodan-Benzaquen

Par Simone Rodan-Benzaquen*Publié le 07/05/2026 à 17:04 - L'Express - 07/05
La France a reconnu l'Etat de Palestine, notamment contre l'engagement de cesser les paiements aux prisonniers et aux familles de "martyrs". Mais l'année dernière, l'Autorité palestinienne a versé environ 156 millions de dollars à des terroristes condamnés et aux familles de Palestiniens tués en commettant des attentats.

Le 22 septembre 2025, à la tribune des Nations unies, Emmanuel Macron a reconnu l'Etat de Palestine. Cette reconnaissance, présentée par l'Élysée comme "conditionnelle", reposait sur des engagements écrits de Mahmoud Abbas datés du 9 juin : condamnation du 7 octobre, démilitarisation du Hamas et son exclusion de la gouvernance de Gaza, libération des otages, élections sous un an, réforme en profondeur de l'Autorité palestinienne (AP), et fin du système de paiements aux prisonniers et aux familles de "martyrs". Emmanuel Macron avait alors salué une "lettre d'espoir, de courage, de clarté".

Beaucoup d'entre nous — moi la première — avons mis en garde à l'époque contre cette décision. Non pas parce que nous serions opposés au principe d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël, qui reste l'horizon politique le plus solide. Mais parce que la conditionnalité affichée n'était pas crédible. Reconnaître d'abord, exiger ensuite, en pariant sur la bonne volonté d'une Autorité palestinienne dont chaque promesse passée n'a été tenue qu'à reculons : c'était se priver de tout levier au moment même où l'on prétendait s'en donner un.

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