La résurrection est un phénomène régulier dans Star Wars depuis le début. Le chevalier Jedi vétéran Obi-Wan Kenobi reçoit un sabre laser à mi-chemin du film original de 1977, pour revenir quelques secondes plus tard sous la forme d'une voix désincarnée de la sagesse. Yoda, l'extraterrestre vert rétrograde qui meurt de vieillesse dans Le Retour du Jedi, réapparaît bientôt sous la forme d'un fantôme bleu électrique. Anakin et Luke Skywalker aussi, ce dernier nous le rappelle sagement dans Les Derniers Jedi : « Personne n’est jamais vraiment parti » (sans blague). Dans The Rise of Skywalker, Kylo Ren (Adam Driver) trompe la mort à deux reprises, d'abord après avoir été embroché avec son propre sabre laser, puis en ressuscitant Rey de Daisy Ridley, qui meurt temporairement en combattant le méchant éternel, l'empereur Palpatine (qui, d'une manière ou d'une autre, est également revenu).
En plus d’être exagérée, la résurrection peut annuler les enjeux et apparaître comme une béquille narrative. Parfois, ça a l’air ridicule. Il est donc plus que surprenant que le protagoniste de Star Wars le plus convaincant depuis des années soit un autre personnage ramené de ce qui ressemblait à une mort certaine. De manière encore plus inattendue, il s’agit d’un méchant qui n’a prononcé que quelques lignes de dialogue, a été coupé en deux et a été jeté dans l’oubli dans un film arrivé en salles plusieurs mois avant l’an 2000.
Comme même les fans occasionnels de Star Wars l’auraient deviné, je parle de Dark Maul. Vous vous souvenez peut-être de lui comme de l'apprenti Sith ressemblant à un diable et brandissant un double sabre laser, présenté il y a 27 ans dans Star Wars : Épisode I – La menace fantôme en 1999. Après avoir traqué un jeune Kenobi et un Anakin encore plus jeune de planète en planète, le bien ...
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