Amazon signe un premier trimestre 2026 très solide, porté par l’e-commerce, la publicité et surtout AWS, redevenu une locomotive de croissance. Mais derrière les chiffres flatteurs, l’histoire est plus subtile : le bénéfice est dopé par Anthropic, le cash-flow libre s’écrase sous les investissements IA, et la guerre du cloud se joue désormais autant dans les puces que dans les datacenters.
Amazon n’est plus seulement le géant qui expédie des colis plus vite que son ombre. C’est désormais un conglomérat technologique qui empile marketplace, logistique mondiale, publicité, vidéo, satellites, robotaxis, assistants IA et, surtout, cloud. En 2025, cette machine avait déjà changé d’échelle : 716,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel, en hausse de 12 %, 80 milliards de résultat opérationnel et un AWS à 128,7 milliards de dollars de revenus, en progression de 20 %. Mais cette accélération avait un prix : le free cash-flow annuel était tombé à 11,2 milliards de dollars, lesté par l’explosion des investissements en IA.
Le premier trimestre 2026 confirme la trajectoire, mais surtout le grand retour de son principal booster de croissance : AWS. Amazon publie un chiffre d’affaires trimestriel de 181,5 milliards de dollars, en hausse de 17 % sur un an, ou 15 % hors effets de change. Le résultat opérationnel grimpe à 23,9 milliards, contre 18,4 milliards un an plus tôt. Le bénéfice net atteint 30,3 milliards de dollars, soit 2,78 dollars par action diluée, mais il faut lire la note en bas de page : ce résultat inclut 16,8 milliards de dollars de gains avant impôt liés aux investissements...
[Courte citation de 8% de l'article original]