Profiter de la préservation – la nouvelle logique du capitalisme durable

MSN - 26/04
Pendant la majeure partie de l’histoire moderne, le langage de l’environnementalisme et celui des affaires se sont rarement parlé. La durabilité était souvent présentée comme un coût, une contrainte ou une obligation morale imposée à l’industrie.

Ce récit s'effondre maintenant

Une nouvelle logique industrielle émerge, selon laquelle la protection de la planète n’est pas seulement compatible avec la croissance économique, mais de plus en plus essentielle à celle-ci. Dans ce cadre émergent, la durabilité n’est plus un geste philanthropique. C’est une stratégie pour un capitalisme plus intelligent.

C’est l’essence de l’économie circulaire : un système économique conçu non pas autour du gaspillage, mais autour de la préservation de la valeur.

Dans un monde où les ressources sont limitées, où les systèmes énergétiques se transforment et où les chaînes d’approvisionnement sont soumises à des pressions structurelles, les entreprises qui prospéreront ne seront pas celles qui consomment le plus de matériaux. Ce seront ceux qui extrairont la plus grande valeur des matériaux déjà présents dans le système.

Les racines intellectuelles de la pensée circulaire

L’économie circulaire n’est pas apparue soudainement dans les débats contemporains sur le climat. Ses fondements intellectuels remontent à plus d’un demi-siècle.

Dans les années 1970, l’architecte et économiste suisse Walter R. Stahel a commencé à formuler une proposition radicale : les systèmes industriels devraient être conçus autour de la durabilité, de la réutilisation et de la réparation plutôt que de l’élimination. Stahel a fait valoir que prolonger la durée de vie des produits et des matériaux pourrait simultanément réduire l'impact environn...
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