Littérature. « Jérôme Ferrari » : très très brève théorie de l’enfer - La Semaine

LaSemaine - 19/04
Après s’être attaqué au tourisme de masse, ce deuxième volet des « Contes de l’indigène et du voyageur » confronte l’expatriation et l’immigration, deux formes de rapport à l’étranger composant des mondes qui se côtoient sans jamais se rencontrer. Percutant comme toujours et un régal de lecture pour l’amateur de style.

Il paraît qu’il existe en enfer un lieu que même Satan aurait oublié, où errent non pas les criminels, mais ceux dont « la vacuité de l’âme et la sécheresse (du) cœur » ne souffrent aucune commisération. Le narrateur de ce court roman, professeur de philo à Abu Dhabi, y ajouterait volontiers les touristes qu’il exècre depuis qu’ils envahissent chaque été son île natale. Dégoûté par la mentalité de ses compatriotes et cette invasion saisonnière, sa demande de mutatio...
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