Le contraste entre les expériences des deux hommes en désaccord sur la guerre et la théologie était frappant.
D’un côté se trouvait le pape Léon XIV, premier nord-américain à diriger l’Église catholique et premier clerc de l’ordre des Augustins, qui a visité cette semaine la ville algérienne moderne où vivait autrefois saint Augustin. Pour Leo, qui a rédigé sa thèse de doctorat sur les idées d’Augustin, c’était l’aboutissement d’un intérêt intellectuel de toute une vie.
De l’autre, le vice-président américain, JD Vance, un adulte très récemment converti au catholicisme et sans formation universitaire en histoire de la pensée de l’Église.
Au cœur de leur désaccord : comment Augustin, le penseur du IVe siècle, a formulé l’idée d’une « guerre juste » après des siècles au cours desquels la tradition chrétienne primitive avait rejeté la guerre et la violence, même en cas de légitime défense. C’est l’une des idées les plus importantes de la pensée occidentale. Tous les grands philosophes, juristes et théologiens se sont penchés sur le sujet au fil des siècles.
Ce différend n’est qu’un aspect de l’intense controverse provoquée par les ef...
[Courte citation de 8% de l'article original]