La marge de manœuvre de la BCE se réduit, des restrictions en vue

PAPERJAM - 16/04
Avec le prix du pétrole oscillant autour des 100 dollars le baril et l’inflation dans la zone euro repassant au-dessus de l’objectif fixé, la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) des 29 et 30 avril aura des répercussions bien au-delà des marchés obligataires, puisqu’elle influencera le coût des prêts immobiliers, le rendement de l’épargne et le coût de la vie au quotidien.

La Banque centrale européenne (BCE) aborde sa réunion prévue les 29 et 30 avril alors que sa marge de manœuvre se réduit de jour en jour. Les responsables de Francfort doivent trouver un équilibre entre deux forces qui s’opposent: d’un côté, une croissance plus faible, et de l’autre, une nouvelle menace inflationniste. En des temps plus sereins, cette tension aurait peut-être laissé au Conseil des gouverneurs un large éventail d’options. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

L’intervention militaire américano-israélienne en Iran, qui a déjà fortement perturbé les flux de pétrole et de gaz en provenance du golfe Persique, a fait grimper le prix du brut au-delà des 100 dollars le baril et jette une ombre inquiétante sur les perspectives de la zone euro. Selon la logique même de la BCE, la question n’est plus simplement de savoir si l’inflation est trop élevée ou si la croissance est trop faible. Il s’agit plutôt de déterminer si ce dernier choc énergétique s’avérera suffisamment passager pour être ignoré, ou suffisamment persistant pour exiger une réponse plus ferme.

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