Good luck, Have fun, Don’t die, La Corde au cou, Juste une illusion : les nouveautés au cinéma cette semaine

Première - 14/04
Ce qu’il faut voir en salles

Ce qu’il faut voir en salles

L’ÉVÉNEMENT GOOD LUCK, HAVE FUN, DON’T DIE ★★★☆☆

De Gore Verbinski

L’essentiel

Gore Verbinski signe un blockbuster de SF en roue libre, aussi chaotique qu’inventif, porté par un Sam Rockwell délicieusement déjanté qui règne sur ce délire incontrôlable. 

Il y a deux manières de voir ce film. La première : un blockbuster de SF déglingué, un peu long et un peu bavard. La seconde : un objet pop joyeusement anarchique qui ressemble à un Terminator réécrit par Charlie Brooker après trois RedBull et une crise existentielle sur ChatGPT. Gore Verbinski réussit les deux à la fois. Le pitch tient sur un coin de table : un voyageur du futur (Sam Rockwell) débarque dans le présent pour recruter une bande de paumés et empêcher une intelligence artificielle de provoquer la fin du monde. A partir de là, le film devient une course folle qui slalome entre satire techno, buddy movie et apocalypse geek, avec comme vrai carburant Rockwell. Hirsute, ironique, au bord de la rupture, il joue son messie temporel comme quelqu’un qui aurait trop vu l’avenir pour rester poli. Chacune de ses apparitions injecte un mélange de panique et d’humour qui rappelle que Verbinski reste l’un des rares réalisateurs capables de faire de la parano technologique un vrai spectacle.

Gaël Golhen

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PREMIÈRE A BEAUCOUP AIME

LA CORDE AU COU ★★★★☆

De Gus van Sant

En février 1977 à Indianapolis, Tony Kristis, trompé par une compagnie de prêts va se servir des médias. Il kidnappe le fils du boss de l’entreprise en question, le retient chez lui arme au poing, exige réparation devenant l’espace de quelques heures le héros cathodique d’une Amérique soudain prise de passion pour cet acte désespéré joué en quasi live. A l’aide d’une esthétique volontairement ton sur ton (dominante de couleurs fades pour mieux plaquer ses protagonistes dans un décor en sommeil), cette Corde au cou dialogue avec le récent The Mastermind de Kelly Reichardt. Tous deux partagent ce regard distant vis-à-vis d’une époque dépouillée de son vernis romantique habituel. La mise en scène de Gus van Sant traduit la tension d’une actualité soudain amplifiée, consciente que les évènements décrits ici sont l’instant origi...
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