C’est juste un rigolo. Voilà comment, à la parution de ses premiers romans au début des années 2000, on a pu regarder David Foenkinos. Un jeune auteur malin, un peu Rastignac, à la plume alerte et plein d’humour. Mais on n’imaginait pas, au fil des ans, qu’il révélerait ses cicatrices et que, derrière le masque du clown (doué), il y avait bien de fêlures. Il y eut tout d’abord le succès inattendu de La Délicatesse, histoire d’amour au ton doux-amer entre une jeune veuve et un de ses collègues suédois un peu terne. Puis vint le temps de la consécration avec Charlotte, évocation en vers libres de la vie de Charlotte Salomon qui permit à David Foenkinos de décrocher un doublé Renaudot-Goncourt des lycéens, des dizaines de traductions et même une présence dans les manuels scolaires !
Plus de dix ans se so...
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