La chef de l'opposition taïwanaise défend son rapprochement avec la Chine à Pékin "pour éviter une guerre"

Inma Bonet - El País - 10/04
Le président chinois Xi Jinping souligne auprès de Cheng Li-wun, chef du Kuomintang, que son pays « ne tolérera pas » l'indépendance de Taiwan

Les canaux politiques entre Taiwan et la Chine sont restés pratiquement gelés pendant une décennie. Depuis l'arrivée au gouvernement en 2016 du Parti démocrate progressiste (PPD), le groupe sino-sceptique aux secteurs plus enclins à l'indépendance, les contacts ont été réduits au minimum. Pékin, pour sa part, qualifie ses dirigeants de « séparatistes » et refuse de traiter avec Taipei tant que ses conditions ne seront pas acceptées.

Cette semaine, cependant, quelque chose semble avoir bougé. Le chef de l'opposition taïwanaise, Cheng Li-wun, a effectué une visite au géant asiatique avec l'objectif affiché de réactiver le dialogue. Un geste, le premier du genre de la part d'un président en exercice du Kuomintang (KMT) depuis dix ans, qui rouvre le débat sur la question de savoir si l'avenir de l'île autonome (qui bénéficie du soutien militaire des États-Unis) passe par un renforcement de la dissuasion ou par l'exploration d'une voie de détente avec la Chine.

"Nous devons surmonter la confrontation politique" et "créer des mécanismes institutionnalisés qui préviennent et évitent la guerre", a demandé Cheng ce vendredi lors de sa rencont...
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