Marathon : passer le mur des 30 km

JournalCNRS - 10/04
À l’approche des grandes courses à pied de printemps, des scientifiques du CNRS expliquent les causes de la chute brutale de performance qu’expérimentent certains coureurs lors d’un marathon.

Lors d’un marathon, nombreux sont les coureurs qui connaissent une forte baisse de performance aux alentours du trentième kilomètre. Connu sous le nom du « mur des 30 km », ce phénomène physiologique est surtout ressenti chez les coureurs amateurs, lorsque leur corps change de carburant pour soutenir l’effort physique. Mais pas de panique ! Avec de l’entraînement et une bonne stratégie nutritionnelle, cette épreuve est parfaitement surmontable.

Le glycogène, première source d’énergie mobilisée

Au début de l’effort, l’organisme utilise d’abord le glycogène, forme de glucide stockée dans les muscles et dans le foie. « Ce sont des molécules de taille moyenne qui fournissent de l’énergie très rapidement. Mais ces réserves sont limitées et d’autant plus sollicitées que l’intensité de l’effort est élevée », explique Caroline Nicol, enseignante-chercheuse à l’Institut des sciences du mouvement Étienne-Jules Marey1. Comme l’essence super des automobiles, le glycogène constitue un carburant eff...
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