Un lundi matin peu après huit heures, Sandra Hesse et son collègue Lars Gärtner sonnent à la porte du premier étage d'un immeuble préfabriqué de cinq étages à Nordhausen-Ost. Dans leurs uniformes noirs avec les armoiries du district de Nordhausen, du gaz poivré sur leurs ceintures et leurs menottes, ils sont impressionnants. Mais le jeune homme, qui ouvre la porte d'un air endormi au bout d'un moment, n'a visiblement pas peur des forces de l'ordre municipales.
Il s'appelle Pascal et il les connaît déjà tous les deux. Pascal dit qu'il est malade, il a toujours le vertige. Il y a une odeur un peu forte qui vient de son appartement. En effet, Pascal, 23 ans, aurait dû être sur le tapis à sept heures pour se rendre en voiture dans un atelier où de jeunes allocataires d'aide sociale effectuent des œuvres caritatives. Ou il aurait dû appeler pour se signaler malade. Mais il ne l'a pas fait.
Un cas désespéré ? Il existe encore une chance pour que les jeunes sortent du chômage, estime Hesse. C'est pourquoi elle et ses collaborateurs se tiennent chaque matin à la porte si un participant ne vient pas ou s'absente sans excuse. Parfois, ils proposent à ceux qui ne se présentent pas de les amener au travail dans leur camionnette. Mais personne n’est obligé d’être emmené.
Le projet que Hesse et ses collègues veulent mettre en œuvre est simple : les allocataires de l'allocation pour jeunes jusqu'à 25 ans sont obligés d'effectuer des œuvres caritatives pour les communes. Cinq jours de six heures chacun, soit 30 heures par semaine. Ils reçoivent un euro par heure en plus de l'allocation citoyenne. Toute personne ne participant pas sera sanctionnée. L’objectif est qu’ils puissent commencer à travailler régulièrement ou obtenir un poste de formation le plus rapidement possible.
Au total, on comptait en février 220 chômeurs âgés de 18 à 25 ans dans le district de Nordhausen. Environ 120 d’entre eux sont jugés aptes au travail. La moitié d’entre eux ont reçu une lettre ; La moitié d'entre eux participent actuellement au projet de travail, soit seulement 30 personnes. Néanmoins, il suscite une attention nationale, considéré par certains comme un modèle, par d’autres comme une politique purement symbolique.
Lors des visites à domicile des participants, les agents en uniforme sont toujours accompagnés d'un travailleur social. Aujourd'hui, c'est Marco Engelhardt...
[Courte citation de 8% de l'article original]