Ce 1er avril 2026, nous célébrons le 250e anniversaire de la naissance de la mathématicienne Sophie Germain. « On ne sait que très peu de choses de sa vie, mais on sait qu’elle a eu beaucoup de difficultés à travailler et à faire connaître ses travaux », rapporte Hervé Pajot, professeur à l’Université Grenoble Alpes1 et auteur de la bande dessinée Les Audaces de Sophie Germain. Le talent de la jeune femme, longtemps méconnu, sera bientôt consacré. D’ici à 2027, son nom sera gravé au premier étage de la tour Eiffel, aux côtés de ceux de 71 autres femmes scientifiques.
C’est en pleine Révolution française que Sophie Germain découvre les mathématiques. Cloîtrée chez elle durant les événements révolutionnaires, la jeune femme trouve refuge dans la bibliothèque de son père, Ambroise-François Germain, un commerçant aisé et élu du tiers état. Là, elle met la main sur l’Histoire des mathématiques, du Français Jean-Étienne Montucla. Captivée par ce récit, elle se passionne pour les mathématiques et se forme en autodidacte.
Vraisemblablement, ses parents s’inquiètent de voir l’une de leurs filles étudier les mathématiques et tentent de l’en empêcher. « Il se disait, à cette époque, que cela pouvait rendre folles les femmes », raconte Hervé Pajot. Devant la persévérance de la jeune mathématicienne, ses parents renoncent à l’entraver et la soutiennent.
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