Delphine de Vigan : «  Le corps est mis à l'épreuve en permanence par l'écriture»

LEquipe - 30/03
Delphine de Vigan, écrivaine de 60 ans, raconte dans la rubrique « Fenêtre sur corps » combien écrire est extrêmement physique.

« Je me rends compte que dans mon travail, je m'intéresse moins aux sentiments qu'à l'impact qu'ils ont dans notre corps. Je vais m'attacher à tenter de décrire ce que la mélancolie produit dans le corps de mon personnage plutôt que simplement dire "il est mélancolique". Ça m'intéresse davantage mais je ne suis pas toujours complètement satisfaite, ce n'est pas facile de décrire avec justesse l'impact que nos émotions ont dans notre corps.

L'ÉQUIPE
publicité
L'ÉQUIPE
publicité

Plus prosaïquement, récemment, j'ai subi deux opérations à un poumon et aux sinus. Il y a quelque chose de vertigineux quand on perd de la capacité pulmonaire, et en même temps, c'est assez formidable de voir comme le corps se réorganise, comme, petit à petit, on le réapprivoise. Mais ça m'a rappelé à quel point l'écriture passe par le corps : être empêchée dans la respir...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...