« Je me rends compte que dans mon travail, je m'intéresse moins aux sentiments qu'à l'impact qu'ils ont dans notre corps. Je vais m'attacher à tenter de décrire ce que la mélancolie produit dans le corps de mon personnage plutôt que simplement dire "il est mélancolique". Ça m'intéresse davantage mais je ne suis pas toujours complètement satisfaite, ce n'est pas facile de décrire avec justesse l'impact que nos émotions ont dans notre corps.
Plus prosaïquement, récemment, j'ai subi deux opérations à un poumon et aux sinus. Il y a quelque chose de vertigineux quand on perd de la capacité pulmonaire, et en même temps, c'est assez formidable de voir comme le corps se réorganise, comme, petit à petit, on le réapprivoise. Mais ça m'a rappelé à quel point l'écriture passe par le corps : être empêchée dans la respir...
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