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Extinction – ou simplement invisible ? Ce que Centinela révèle sur les lacunes en matière de données sur la biodiversité
Rhett Butler - Mongabay -
30/03
En 1991, les botanistes Calaway Dodson et Alwyn Gentry ont avancé une proposition frappante. En étudiant une crête rapidement déboisée dans l'ouest de l'Équateur, ils ont suggéré que des dizaines d'espèces végétales connues uniquement sur ce site – Centinela – avaient probablement disparu avec la forêt. L’idée a ensuite été distillée dans « l’hypothèse d’extinction de Centinelan » : selon laquelle la destruction de l’habitat peut déclencher une réaction mondiale immédiate […]
Une hypothèse de 1991 suggérait que la déforestation à Centinela, dans l'ouest de l'Équateur, avait provoqué l'extinction immédiate de dizaines d'espèces végétales qui n'existaient nulle part ailleurs.
Une réévaluation de 2024 révèle que presque toutes ces espèces sont présentes au-delà de Centinela, ce qui indique que les conclusions antérieures ont été façonnées par un échantillonnage limité plutôt que par une véritable extinction mondiale.
Ce cas met en lumière un problème plus vaste en écologie tropicale : les espèces peuvent paraître rares ou endémiques simplement parce qu’elles n’ont pas encore été largement documentées.
Même si la perte de forêts reste grave et que les risques persistent, les données suggèrent que le déclin de la biodiversité se produit souvent plus progressivement, soulignant la nécessité de disposer de données plus solides pour orienter les décisions de conservation.
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En 1991, les botanistes Calaway Dodson et Alwyn Gentry ont avancé une proposition frappante. En étudiant une crête rapidement déboisée dans l'ouest de l'Équateur, ils ont suggéré que des dizaines d'espèces végétales connues uniquement sur ce site – Centinela – avaient probablement disparu avec la forêt. L’idée a ensuite été distillée dans « l’hypothèse d’extinction de Centinelan » : selon laquelle la destruction de l’habitat peut déclencher l’extinction immédiate et mondiale d’espèces étroitement réparties.
C’était une revendication puissante. Il donne un exemple concret de la façon dont la perte de biodiversité pourrait se produire dans les forêts tropicales, où de nombreuses espèces semblent rares, localisées et mal documentées. Elle reposait également sur une incer... [Courte citation de 8% de l'article original]
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