Vous n'avez pas de chance ? Comment les neurosciences comportementales pourraient aider

TheGuardian - 29/03
Les dernières recherches suggèrent que la chance ne se résume pas à un simple accident.

Lorsqu'on a demandé au fondateur de Panasonic, Kōnosuke Matsushita, quelle qualité il appréciait le plus chez les candidats, sa réponse a déconcerté tout le monde : s'ils avaient eu de la chance. Ni leurs références, ni leur intelligence, ni leur expérience. Chance. Pendant des années, cette anecdote m’a semblé délicieusement excentrique – le genre de choses qu’un titan de l’industrie se permet de dire parce que personne autour d’eux n’ose rire. Puis j’ai commencé à étudier les neurosciences des gens fortunés et j’ai aussi arrêté de rire.

Ce que mes recherches ont révélé, c'est que la chance, loin d'être un lancer de dés cosmique, opère à travers des modèles identifiables de chimie et de comportement du cerveau. Ceux qui ont toujours de la chance ne sont pas bénis par le destin. Ils utilisent différents logiciels neurologiques – et ce qui est remarquable, c'est que ces logiciels peuvent être installés.

Considérez ce qui se passe lorsque quelqu’un déclare simplement : « Je suis une personne chanceuse ». Cela ressemble à un vœu pieux. Mais l’imagerie cérébrale raconte une autre histoire. Cette déclaration active le cortex préfrontal d’une manière qui fait passer la perception du mode de détection des menaces au mode de reconnaissance d...
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