DIPLOMATIE - Après l’annonce lundi de l’expulsion de l’ambassadeur de France au Mali par la junte au pouvoir, l’opposition est quasi unanime en faveur d’un désengagement progressif de ce pays d’Afrique de l’Ouest, un débat qui s’immisce dans la campagne.
À 67 jours du premier tour de la présidentielle, plusieurs candidats ont dénoncé une “humiliation” qui a lieu dans un contexte d’extrême tension entre Paris et Bamako depuis un premier putsch en août 2020 puis en mai 2021, sur fond de déploiement de mercenaires russes dans ce pays du Sahel et après le renvoi du contingent danois de l’opération internationale antijihadiste Takuba.
Engagée militairement contre le terrorisme au Mali et au Sahel depuis 2013, notamment avec les forces Barkhane, “la France a perdu une influence folle en Afrique”, estime Marine Le Pe...
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