Le visage du Moyen-Orient change sous la pression d’une doctrine militaire renouvelée et drastique. Le gouvernement israélien a officiellement annoncé son intention de prendre le contrôle permanent d'une « zone de sécurité » qui s'étend sur environ 30 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais, fixant la limite infranchissable du fleuve Litani.
Une démarche qui redessine les frontières géopolitiques de la région et qui a déclenché la réaction immédiate des Gardiens de la révolution iraniens, prêts à une attaque massive de missiles.
Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, leader de l'extrême droite, a exposé la ligne politique de cette offensive dans des déclarations rapportées par le site Srugim. Selon Smotrich, la campagne militaire n'est pas une simple opération de représailles, mais doit se terminer par un changement structurel :
«Le fleuve Litani doit être la nouvelle frontière entre les deux Etats, comme la Ligne Jaune à Gaza et la couronne du Mont Hermon en Syrie. Il ne faut pas revenir à la réalité du 7 octobre, lorsque l’ennemi était aux portes. Nous le maintiendrons à l'écart, sur tous les fronts."
Smotrich est également revenu devant la presse sur le front sud, réitérant que la bande de Gaza "doit être occupée" et qu'un "gouvernement militaire" doit y être établi, avouant sans détour : "Pour l'instant je n'ai pas encore eu de succès sur ce point, j'y travaille".
Sur le plan opérationnel, le ministre de la Défense Israël Katz a confirmé que l'armée, l'armée israélienne, a déjà mis en œuvre la stratégie de la terre brûlée pour isoler le sud du Liban. Les cinq ponts stratégiques sur le fleuve Litani ont été détruits pour empêcher le passage des militants et des armes du Hezbollah.
Katz a utilisé des mots très durs à l'égard de Beyrouth : "Le gouvernement libanais a promis de désarmer le Hezbo...
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