Chaque planète du Système solaire en orbite autour du Soleil possède des points de Lagrange dont le plus célèbre dans le cas de la Terre est L2, où se trouve en orbite le télescope James-Webb. Or, en L4 et L5 doit pouvoir se trouver aussi l'équivalent des astéroïdes que l'on appelle troyens, comme dans le cas de Jupiter. Les astronomes ont longtemps eu les mains vides en partant à leur recherche, mais aujourd'hui un deuxième troyen pour la Terre a enfin été découvert.
Le grand mathématicien Henri Poincaré pensait avoir montré il y a un peu plus d'un siècle qu'il n'était pas possible de trouver une solution analytique générale décrivant les orbites de trois corps, contrairement au cas avec deux corps complètement résolu par Newton avec des fonctions élémentaires. Il fallait donc en rester aux techniques d'intégration numérique des équations différentielles de ces prédécesseurs.
En fait, il se trompait comme l'a montré dès le début du XXe siècle, le mathématicien Karl Frithiof Sundman. La solution générale existe mais lorsque l'on veut l'utiliser, les calculs nécessaires sont fort longs et lents à exécuter. L'arrivée des ordinateurs après la Seconde Guerre mondiale va en outre changer la donne en permettant aux méthodes d'intégration...
[Courte citation de 8% de l'article original]