« On passe de la peste au choléra » : l'IA française Simone AI dénonce les pratiques de WhatsApp (Meta)

Stéphanie Bascou - 01Net - 15/03
Jérémy André, fondateur du chatbot IA français « Simone AI », dénonce la dernière décision de Meta : sous pression de la Commission européenne, la firme américaine a été contrainte de réouvrir la porte aux concurrents de « Meta AI » (son outil IA maison) sur WhatsApp, après les avoir bannis mi-janvier. Mais elle impose aux chatbots IA tiers de nouveaux tarifs jugés prohibitifs par le fondateur de Simone AI. L'outil d'IA français, entièrement dépendant de WhatsApp, espère que l'autorité antitrust européenne interviendra.

Un nouveau cas d’un David français contre un Goliath américain ? Depuis plusieurs semaines, Jérémy André, fondateur du chatbot d’intelligence artificielle Simone AI, est vent debout contre Meta, la maison mère de WhatsApp. Depuis le 15 janvier 2026, seul « Meta AI », l’outil d’intelligence artificielle de la société américaine, et concurrent de Simone AI, est, officiellement, disponible sur la messagerie en ligne. Les utilisateurs n’ont qu’à cliquer sur le rond bleu pour échanger avec cet outil IA.

Cette mesure, annoncée en octobre 2025 par Meta, était scrutée de près par la Commission européenne, mais aussi par Simone AI. L’annonce de la firme américaine a été pour la start-up française un véritable coup de massue. Fin 2025, se remémore son fondateur, « alors qu’on était déjà bien lancé, Meta a indiqué qu’il n’y avait que Meta AI qui pouvait avoir le droit de vivre à travers la plateforme WhatsApp », nous explique-t-il.

La nouvelle est, ni plus, ni moins, une catastrophe pour le chatbot IA français. L’outil aux 75 000 utilisateurs déclarés dans plus de 80 pays, n’est pas accessible via une application, contrairement à ce qui existe pour ChatGPT, Le Chat ou Claude. « Notre objectif, c’était vraiment d’apporter l’...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...