La confirmation par Cuba de négociations de haut niveau avec les États-Unis, associée à l’annonce de la libération de 51 prisonniers, marque un recalibrage tactique dans la Havane communiste.
Vendredi, le président cubain Miguel Díaz-Canel a reconnu publiquement pour la première fois les pourparlers, affirmant que Cuba était disposé à travailler avec Washington pour résoudre les différends bilatéraux par le dialogue.
Díaz-Canel a également déclaré que « des facteurs internationaux » ont contribué à faciliter les échanges. Les dirigeants décapités de l’Iran et du Venezuela occupent une place importante dans son processus décisionnel.
Le président américain Donald Trump mène une campagne de pression contre les dirigeants communistes cubains, serrant son économie avec un blocus pétrolier et menaçant de renverser le régime du pouvoir, tout en signalant largement son ouverture aux accords transactionnels.
Dans ce contexte, le changement de cap de Cuba contraste fortement avec les stratégies de confrontation précédemment adoptées par son allié socialiste, le Venezuela. C’est une approche qui a mis un terme dramatique à la présidence de Nicolas Maduro à Caracas.
Plutôt que de mettre Washington au défi d’agir, La Havane semble tirer les leçons du lourd tribut payé par Maduro. Le résultat est une stratégie qui donne la priorité à l’engagement, aux concessions symboliques et à la désescalade diplomatique plutôt qu’à la bravade idéologique.
Est-ce que ça peut marcher ?
Pour les responsables cubains, le Venezuela constitue une mise en garde.
Maduro a répondu à la pression croissante des États-Unis avec un défi ouvert, qualifiant les menaces de Washington ...
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