Au 13ème jour de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le conflit semblait entrer dans une phase plus volatile dans laquelle le champ de bataille pourrait progressivement s’étendre au-delà des échanges aériens et de missiles conventionnels pour tenter d’affaiblir l’Iran de l’intérieur ; la confrontation maritime dans le Golfe a continué de resserrer la pression sur les marchés mondiaux de l’énergie et de renforcer le rôle central des flux pétroliers dans l’élaboration des calculs stratégiques des belligérants.
Des informations circulant parmi les observateurs et analystes de la sécurité iraniens suggèrent que Washington et Tel Aviv pourraient désormais tester une stratégie visant à fomenter la dissidence interne tout en maintenant la pression militaire extérieure, avec les récentes frappes de drones sur les infrastructures de sécurité du Basij à Téhéran. Cela a été largement interprété comme une tentative d’éroder les mécanismes de contrôle interne du régime et de déterminer si l’instabilité intérieure pourrait compléter la campagne militaire en cours.
Des secouristes se reposent à côté d'un immeuble résidentiel endommagé à Téhéran, le 12 mars 2026. — AFPCette approche ressemble à la stratégie suivie pendant la guerre des 12 jours de juin 2025, lorsque la provocation d’un soulèvement interne constituait un pilier central de la planification israélienne, avec des frappes de précision et des opérations d’information coordonnées destinées à briser la cohésion du régime et à déclencher la dissidence au niveau de la rue. Cette tentative n’a alors pas réussi à générer la cascade de troubles attendue.
La guerre actuelle a également commencé par une phase de décapitation au cours de laquelle des frappes de précision ont assassiné le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et plusieurs hauts responsables, dans le cadre d’une opération calibrée pour provoquer un effondrement rapide de l’autori...
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