Vendredi 28 février 2026, à 21 h 36, des milliers d’habitants de Dubaï reçoivent un message d’alerte sur leur téléphone. Envoyé par le ministère de l’Intérieur des Émirats arabes unis, le SMS évoque une « menace potentielle de missile » et appelle la population à se mettre immédiatement à l’abri.
Dans les minutes qui suivent, plusieurs influenceurs français installés à Dubaï filment leur réaction en direct sur les réseaux sociaux. Stress, inquiétude, explosions entendues au loin : leurs vidéos se multiplient et sont vues par des millions d’abonnés.
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Mais moins de 24 heures plus tard, le ton change radicalement. Sur les mêmes comptes, les scènes de panique disparaissent. Les stories montrent à nouveau des restaurants ouverts, des rues animées et une vie quotidienne apparemment normale.
Pour comprendre ce revirement, il faut regarder le cadre politique des Émirats arabes unis. Le pays est une monarchie fédérale composée de sept émirats, chacun dirigé par une famille régnante. À Dubaï, le pouvoir est exercé par Mohammed bin Rashid Al Maktoum, également vice-président et Premier ministre du pays. Dans ce système politique, l’État exerce un contrôle strict sur les médias et l’expression publique, y compris sur les réseaux sociaux.
Publier des informations jugées fausses, alarmistes ou contraires aux communiqués officiels peut entraîner des poursuites. Les sanctions peuvent être lourdes : jusqu’à 500 000 dirhams d’amende (environ 115 000 euros) et deux ans de prison.
Dans plusieurs pays voisins, des arrestations ont déjà eu lieu pour des publications liées au conflit. Au Qatar, plus de 300 personnes ont été arrêtées ce mardi 10 mars 2026 pour diffusion d’informations jugées trompeuses.
À Bahreïn, quatre personnes ont aussi été interpellées pour avoir filmé et publié des vidéos liées aux attaques iraniennes.
Et au Koweït, trois personnes ont été arrêtées pour une vidéo se moquant de la guerre.
VIDÉO. Incendie sur la base navale française d'Abou Dhabi après une attaque iranienne
VIDÉO. Dubaï inondée après des pluies torrentielles
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