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Les promesses et les périls de l’Accord du Mékong de 1995 (commentaire)
Philip Jacobson - Mongabay -
10/03
L’accord du Mékong de 1995 était censé être la pierre angulaire de la coopération entre le Cambodge, le Laos, la Thaïlande et le Vietnam – promettant une utilisation équitable, sans dommage significatif et une gestion conjointe du fleuve. La Commission du fleuve Mékong en était l’intendant, chargé du partage des données, des consultations sur le projet et de la protection de la santé du bassin. Trois décennies plus tard, les 30 ans de la MRC […]
Trente ans après l'accord du Mékong de 1995, le traité et la Commission du fleuve Mékong n'ont pas réussi à mettre un terme aux dommages cumulatifs causés au fleuve par les barrages, la perte de sédiments, l'extraction de sable et la modification des débits.
L’expansion de l’hydroélectricité et les grands projets tels que les grands barrages du Laos et le canal Funan Techo au Cambodge accélèrent le déclin écologique, nuisant à la pêche, aux flux de sédiments et au système Tonlé Sap-Mékong, malgré les processus de consultation destinés à prévenir de tels impacts.
"Ce n'est pas une coopération", écrit l'auteur à propos de l'accord. "C'est une course effrénée qui déchire le Mékong."
Cet article est un commentaire. Les opinions exprimées sont celles de l'auteur, pas nécessairement de Mongabay.
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L’accord du Mékong de 1995 était censé être la pierre angulaire de la coopération entre le Cambodge, le Laos, la Thaïlande et le Vietnam – promettant une utilisation équitable, sans dommage significatif et une gestion conjointe du fleuve. La Commission du fleuve Mékong en était l’intendant, chargé du partage des données, des consultations sur le projet et de la protection de la santé du bassin. Trois décennies plus tard, le cap des 30 ans de la MRC, en novembre 2025, a dressé le portrait d’une « prospérité partagée ». Les responsables ont souligné les avertissements d’inondations, les études environnementales et même l’accord de la Chine en matière de partage de données.
Malgré l’affirmation du MRC selon laquelle « travailler ensemble est la seule façon d’avancer » avec de « nouvelles solutions » pour faire du Mékong un « fleuve de vie et non de conflit », cette rhétorique optimiste résonne depuis 30 ans. En réalité, le fleuve est confronté à « une mort par mille coupures » – dégradation cumulative due aux barrages, perte de sédiments, extraction de sable, modification des débits et rôle de régulation naturel du lac Tonlé Sap gravement compromis – autant de problèmes que l’approche de 30 ans de la MRC n’a pas réussi à arrêter.
L’accord du Mékong de 1995 et les désastres de la frénésie de construction de barrages
Avant 1995, le cours principal du cours inférieur du Mékong ne comptait aucun grand barrage. L’accord de 1995 a modifié cette situation. Le Laos a construit Xayaburi, opérationnel depuis 2019, et Don Sahong, en activité depuis 2020. Ces deux projets à eux seuls ont susci... [Courte citation de 8% de l'article original]
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