Située sur la côte ouest de Grande-Terre, la commune de Sada compte un peu plus de 11 000 habitants et s’étend sur un peu plus de 10 km². Elle est composée de deux villages principaux : Sada, chef-lieu communal, et Mangajou. Installée entre mer et reliefs escarpés, la commune constitue un pôle urbain important à l’ouest de Mayotte.
Sada est souvent décrite comme une commune résidentielle, où de nombreux habitants travaillent à Mamoudzou, ce qui en fait en partie une ville-dortoir. Le territoire doit également composer avec plusieurs contraintes : un relief accidenté, un foncier limité et une urbanisation parfois dense qui compliquent les projets d’aménagement. La croissance démographique et les besoins en infrastructures – routes, écoles, logements ou équipements publics – figurent également parmi les enjeux majeurs pour les années à venir.
Dans ce contexte, les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 constituent un rendez-vous important pour l’avenir de Sada et de Mangajou. Quatre candidats briguent les suffrages : Houssamoudine Abdallah (LDIV) avec la liste Unis pour construire Sada-Mangajou, Abdel-Lattuf Ibrahim (LDIV) avec La Force Commune, Chaharmane Houlame (LLR) avec Osons Demain et Djamalidine Djabiri (LDVC) avec Alliance du développement et de la sécurité.
1 – Quel lien entretenez-vous avec la commune ?
« Je suis le maire sortant donc ça fait bientôt six ans que je suis élu. Nous avons beaucoup travaillé avec la municipalité pour réaliser plusieurs infrastructures et équipements que la population attendait depuis longtemps.
Nous avons réalisé l’hôtel de ville dans un quartier assez compliqué. Il a fallu mobiliser des engins importants et organiser la circulation de manière très précise. Nous avons aussi réalisé la maison France Service. Ce sont des chantiers très importants pour la population.
Nous avons également construit une crèche, un terrain synthétique et avec l’État des murs de soutènement. Aujourd’hui nous sommes engagés dans un chantier majeur sur l’assainissement qui concerne toute la commune de Sada.
Ce sont des travaux qui se font tous les jours et qui demandent beaucoup de patience à la population directement concernée par ces chantiers. Mais elle a compris que nous construisons ensemble et que tout ce qui est fait l’est pour le développement de la commune.
Avant d’être maire, j’étais aussi président de plusieurs associations dans la commune. J’ai été président de l’équipe de football de Sada et président du tennis de table de Sada. Le sport permet de créer des liens très forts avec la population et notamment avec les jeunes. »
2 – Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?
« La problématique centrale pour moi c’est l’aménagement du territoire.
Pendant plusieurs années, ce qui a freiné le développement de la commune c’est le manque de foncier et l’absence d’aménagement du territoire. Cela a conduit à considérer Sada comme une commune dortoir.
Pendant cette mandature nous avons travaillé sur la question du foncier. Nous avons acquis du foncier constructible et nous sommes en train de finaliser d’autres acquisitions et transferts de foncier.
L’objectif est de sortir de cette situation de commune dortoir et d’ouvrir la commune au-delà des centres que nous connaissons aujourd’hui : le centre de Sada et celui de Mangajou.
Aujourd’hui on voit des habitations très proches les unes des autres dans un territoire accidenté avec des risques environnementaux importants, notamment liés aux fortes pluies et aux risques naturels. C’est pour cela que je pense que le projet le plus important pour la commune reste l’aménagement du territoire. »
3 – Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?
« Nous avons mis en place une nouvelle dynamique de construction et d’aménagement avec une nouvelle méthode de travail qui a permis à la commune d’aller beaucoup plus vite sur les chantiers.
Nous avons également apporté du sérieux et de l’apaisement dans le fonctionnement de la commune. Pendant six ans, nous avons réussi à organiser les conseils municipaux avec le quorum, ce qui n’était pa...
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