Tout au long de l'histoire, les 6 fois où l'équipe iranienne a participé à la finale de la Coupe du monde ont aussi été les 6 fois où elle est sortie du cadre d'un terrain de jeu purement sportif, pour s'aventurer dans les « eaux agitées » de la politique et de la diplomatie. La septième fois à venir ne fait pas exception, alors qu'une guerre existe et que la Coupe du monde 2026 est confrontée à trop de risques et à de graves problèmes.
Dans le contexte des attaques de la coalition américano-israélienne visant le gouvernement de Téhéran, l'Iran envisage sérieusement de se retirer de la Coupe du monde organisée cet été en Amérique du Nord. Ils envisagent de refuser d'assister aux matchs programmés qui se dérouleront dans deux villes américaines, Los Angeles et Seattle, dans le groupe G, qui comprend la Belgique, l'Égypte et la Nouvelle-Zélande.
Des supporters brandissent des drapeaux américains et iraniens avant un match de la phase de groupes de la Coupe du monde 1998, le 21 juin 1998. Photo : AFP
La guerre actuelle a rompu le lien fragile et difficile qui lie les destins de l’Iran et des États-Unis depuis plus de 70 ans. L’année 1953 peut être considérée comme une étape historique, lorsque la CIA a organisé un coup d’État pour renverser le gouvernement du Premier ministre Mossadeq. La raison en est le pétrole, alors que Mossadeq veut nationaliser les sociétés pétrolières et gazières en Iran, ce que les États-Unis ne l’acceptent pas.
Depuis, s'enchaînent l'instabilité, les conflits, les tentatives de coup d'État, la crise des otages de 1979 avec 52 employés de l'ambassade américaine détenus pendant 14 mois, les attaques de pétroliers, les menaces nucléaires, les accords, les sanctions et même le report à la dernière minute de l'ordre de tir... Jusqu'à récemment, lorsque les bombes ont commencé à tomber sur la capitale Téhéran.
La première participation de l'Iran à la Coupe du monde remonte à 1978, un exploit historique pour la « Team Melli ». En Argentine cette année-là, l’Iran n’était qu’une équipe amateur sous la direction du légendaire capitaine Ali Parvin. Ils ont perdu 0-3 contre les Pays-Bas - l'équipe qui a ensuite atteint la finale, a fait match nul 1-1 contre l'arrogante Écosse et a perdu 1-4 contre le Pérou du légendair...
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